Le
15 juin
1215, le roi anglais Jean signe la
« Magna Carta Libertatum »
(« grande charte de liberté »), rédigée par la noblesse et le clergé
et qui limite pour la première fois le pouvoir du roi sur la noblesse. La Magna Carta représente
depuis lors le premier pas vers le droit constitutionnel anglais.
C'est dans le contexte des luttes de pouvoir internes entre le roi et la noblesse que se construisent
les
bases du parlement anglais au cours du 13ème siècle. La petite noblesse et la classe
supérieure urbaine (
gentry ; Chambre des communes), qui ne sont jusqu'alors convoquées
qu'en cas de besoin, y rejoignent les barons, les
peers de la Chambre des lords.
Vers 1360, le parlement obtient un droit d'intervention incontournable. Mais ce droit est
toujours dépendant du bon vouloir du souverain en place. Sous le règne
d'Henri VIII (1491–1547) et d'Élisabeth Ière (1558–1603),
le rôle du parlement perd à nouveau de son importance.